Un portrait-robot pour identifier la femme retrouvée nue et mutilée dans le Jura

La gendarmerie du Jura a diffusé mercredi un portrait-robot pour tenter d'identifier une jeune femme découverte morte dans un bois mi-décembre, après une violente agression. «Tous les os et les dents de son visage étaient brisés, elle n'était pas reconnaissable»,a indiqué le procureur de Lons-le-Saunier

Près d'un mois après la découverte dans le Jura du corps dénudé d'une femme violentée, la gendarmerie a diffusé mercredi un appel à témoins avec un portrait robot pour tenter de l'identifier. Malgré la diffusion de l'ADN et des empreintes digitales de la victime à une vingtaine de pays du continent européen, elle n'a toujours pas été identifiée.Il s'agit du second appel à témoins initié par le parquetde Lons-le-Saunier. Un premier avait été lancé quelques jours après la découverte du corps et un numéro vert avait été mis en place auprès de la gendarmerie.Cette fois, les enquêteurs ont dressé un portrait robot en 3D de la jeune femme et donné des éléments descriptifs.

Son âge est estimé entre 16 et 30 ans. Elle mesure 1m67 pour 50 kilos et chausse du 37/38. Ces cheveux, «ondulés» et «fournis», sont coupés en carré aux épaules. Ils sont «châtains foncés» mais la femme avait une «teinture rousse». Autres détails, elle n'aaucun signe distinctif tel qu'un tatouage ou un piercing maisa «3 perforations à l'oreille gauche et un à la droite», précisent encore les enquêteurs.

Le corps de la jeune femme avait été retrouvé entièrement dénudé, le 15 décembre. Un seul élément avait été retrouvé à son poignet gauche: «un bracelet tressé, de couleur foncé».

Découverte sous un amas de feuilles par des bûcherons, sur le territoire de la commune de Le Frasnois, près de la cascade du Hérisson, la victime était «totalement méconnaissable car elle a reçu manifestement des coups très importants au visage, au point qu'elle n'a plus de dents», avait préciséle procureur de Lons-le-Saunier, Jean-Luc Lennon en décembre.«Tous les os et les dents de son visage étaient brisés», a indiqué le magistrat mercredi lors d'une conférence de presse, alors qu'une autopsie a été pratiquée.

Le corps présentait également 26 coups de couteau plus ou moins appuyés au niveau du flanc et des cervicales gauches, dont aucun n'a été mortel. «Le décès a été causé par l'ensemble des coups, notamment au niveau du visage», a-t-il précisé n'excluant pas «une volonté de faire souffrir de la part de l'auteur.Le décès remonte à quatre ou huit jours avant la découverte du cadavre, qui ne montrait pas de trace d'atteintes sexuelles.

«On exclut l'idée que c'était une marginale qui vivrait dans la rue», a dit Jean-Luc Lennon. L'autopsie n'a pas relevé de traces d'alcool ou de stupéfiants, et montré «une jeune femme soignée de sa personne à la dentition saine», a-t-il ajouté. Elle n'a par ailleurs jamais eu d'enfant.

Après bientôt un mois d'enquête, personne n'a signalé la disparition récente d'une jeune femme correspondant au signalement.«Des cas de cadavres non identifiés, il y en a très peu»,selon le commandant de la section de recherches de la gendarmerie de Besançon Pascal Péresse.«Plus de 800 enquêtes pour disparitions inquiétantes en France sont reprises une par une, par les gendarmes pour tenter de l'identifier», a ajouté le procureur de Lons-le-Saunier précisant que «toutes les hypothèses sont ouvertes».



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