Pierre Ménès: "Le jour où je suis revenu la vie"

Pierre Ménès: "Le jour où je suis revenu la vie"

Parismatch Le 2017-09-14  Source

En décembre 2016, je subis une double greffe du rein et du foie. Dans cette longue descente aux enfers,je rêve de l'heure de ma résurrection. elle a lieu le 2 avril 2017 lorsque je retrouve le plateau de Canal+.

Tous me soutiennent en cette journée si particulière : mon retour au « Canal Football Club ». Je suis entouré de mes proches. Mélissa, l'amour de ma vie, maman, mon fils, mes cousins, le Dr Claire Francoz... qui a toujours été honnête. Ma résurrection, je l'ai jouée dans ma tête tellement de fois. Des coulisses, je redécouvre ce plateau que je n'osais plus regarder. Le public arbore un tee-shirt blanc : « CFC Rebirth ». J'arrive sur le plateau la gorge nouée. Trois mois et demi après ma greffe, je retrouve Hervé Mathoux et la bande du « CFC ».

Lire aussi :Pierre Ménès, un retour chargé en émotion au "Canal Football Club"

J'ai traversé ce moment de la vie où l'on n'est plus qu'un corps en attente. Sept mois d'enfer. Les vomissements, les insomnies, les crampes, ce ventre qu'il faut ponctionner tous les quatre jours de plusieurs litres d'ascite. J'ai fait le grand chelem de la Nash (stéatohépatite non alcoolique). J'étais dialysé trois fois par semaine. Plus rien ne circulait normalement dans mon corps. Les deux derniers mois, j'étais condamné au fauteuil roulant. Je n'avais plus un muscle pour soutenir l'effort, la maladie m'a fait perdre plus de 40 kg.

Lire aussi :Pierre Ménès soutenu par Estelle Denis

J'appréhendais la greffe et le moment où on allait m'ouvrir comme une boîte de thon. Une thrombose de la veine porte menaçait de rendre l'opération fatale, voire impossible. Ce 2 avril 2017, la vie reprend son cours. La plus belle récompense que je pouvais offrir mon donneur et sa famille. J'ai effacé de mon disque dur les horribles vingt-cinq jours d'hôpital. L'absence de forces m'a précipité dans une dépression infernale. Je ne suis pourtant pas du genre me laisser abattre, mais l'humiliation liée aux soins hospitaliers vient bout de votre meilleure volonté. Je vivais depuis des mois en jogging sur mon canapé, puis l'hôpital en chemise de nuit nouée dans le dos, les fesses l'air. On me lavait, on me couchait, on me torchait, comme un nourrisson. J'étais trop faible pour me sentir vivant. Mais présent je suis heureux. J'ai 54 ans, et j'ai dépassé mon père en âge. Je peux maintenant me dire que la malédiction a disparu.


Nous vous recommandons

Actu en continu - Derni�re minute

Gérard Depardieu ( Marseille ) : «Je déteste les hommes politiques»

Tvmag

Spirou et Fantasio, Gaston Lagaffe... BD et cinéma, l'impossible mariagé

Bfmtv

Top Chef :Michel Sarran va s'énerver comme jamais !

Telestar

Black Panther explose les records au box-office américain dès sa sortie

Bfmtv

Sally Field veut caser son fils gay avec Adam Rippon : il répond !

Purepeople

Actu People

Sylvie Vartan de retour Paris, elle va tout dire

Yahoo

L'humoriste Yassine Belattar placé quelques heures en garde vue

Bfmtv

Isabelle Adjani explique les raisons de son importante perte de poids : "J'avais envie d'être bien, de me sentir bien"

Closermag

PHOTOS Justin Bieber : son père se marie, le chanteur assiste la cérémonie avec Selena Gomez

Yahoo

Moi, Tonya: Margot Robbie dans la peau d'unepatineuse artistique au parfum de scandale

Bfmtv

Hot News

L'Afrique du Sud présente un budget très attendu

Slateafrique

VIDEO. Le jour où Jean-Luc Mélenchon a perdu ses nerfs dans C Vous : Vous êtes des salauds !

News

PHOTO - David Hallyday de retour en studio : le fils de Johnny serein malgré la tempête familiale

News

Laeticia Hallyday ne devrait pas revenir en France avant plusieurs mois

Yahoo

Gérard Depardieu ( Marseille ) : «Je déteste les hommes politiques»

Fr