Jonathan Lambert: «Dans Kim Kong , mon personnage est détestable»

Jonathan Lambert: «Dans Kim Kong , mon personnage est détestable»

Tvmag Il y'a 1 semaine  Source

ARTE/20H55 - Dans Kim Kong, la nouvelle minisérie déjantée d'Arte, Jonathan Lambert est Mathieu Stannis, réalisateur blasé, que le leader d'une dictature asiatique fait kidnapper et oblige tourner un remake de King Kong sa gloire. L'humoriste, rompu aux rôles atypiques, évoque cette aventure.

Qui est Mathieu Stannis'

Jonathan Lambert: C'est un personnage assez détestable. Pour lui trouver des circonstances atténuantes, je dirais qu'il est désespéré de ne pas être parvenu s'accomplir dans son métier d'artiste, du moins tel qu'il l'imaginait. Son kidnapping, les conditions qui lui sont imposées, vont lui permettre, in fine, de se réinventer.

Est-ce un vrai personnage de comédié

L'objectif de la minisérie étant d'être une vraie comédie, oui. Après, l'humour est une notion très subjective. Arte ne livrera pas le même genre de comédie que France 2 ou TF1, ce dont atteste la série de Bruno Dumont P'tit Quinquin, inimaginable sur une autre chaîne. Quant moi, pour avoir beaucoup ri la lecture du script, je l'ai pris comme tel.

Kim Kong n'est-elle pas aussi plus qu'une comédié

La comédie, de Molière Lubitsch, permet d'exprimer, de faire passer toutes sortes de messages. Kim Kong est donc en effet une ode au cinéma, au vrai, celui dont Hollywood et les grands studios, rentabilité oblige, ont tendance s'éloigner. C'est aussi une dénonciation des régimes totalitaires.

Vous travaillez souvent seul. Avez-vous pris plaisir être dirigé?

J'aime beaucoup être très dirigé lorsque j'incarne un personnage que je n'ai pas moi-même créé. J'ai fait entièrement confiance Stephen Cafiero, le réalisateur, dont la vision du jeu des acteurs, de l'ambiance, des décors et de l'image était très précise. C'était intense, très agréable jouer et assez nouveau, en ce sens que Mathieu est un garçon sincère qui s'inscrit dans la réalité, quelle que loufoque soit l'intrigue, alors que la plupart de mes personnages sont totalement en dehors de toute réalité.

C'est aussi votre (...)


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