Donald Trump dénonce le "faux" dossier russe

Parismatch Le 2017-01-11  Source

Le président élu américain a dénoncé mercredi les fausses informations sur son compte diffusées dans certains médias américains concernant ses liens supposés avec la Russie.

Le président élu américain Donald Trump a dénoncé mercredi les fausses informations sur son compte diffusées dans certains médias américains concernant ses liens supposés avec la Russie.Le successeur de Barack Obama est furieux de la publication mardi par le site Buzzfeed de 35 pages de notes détaillant des liens allégués de son entourage avec le Kremlin. Il s'en est une nouvelle fois pris aux services américains, qui ont selon lui «peut-être» fait fuiter ces documents dans la presse.«Peut-être les services de renseignement, ce qui serait une tache sur leur réputation», a-t-il déclaré. «Tout est faux», a-t-il martelé.«Je pense que c'est scandaleux, scandaleux, que les agences de renseignements aient permis (la publication) d'une information, qui s'est révélée être erronée et fausse», a-t-il ajouté.

«Cela n'aurait jamais dû être diffusé», a-t-il aussi dit. «C'est une honte».Pour la première fois, il a également explicitement reconnu le rôle de la Russie dans le piratage des messages de responsables du parti démocrate d'Hillary Clinton. «Je pense que c'était la Russie», a-t-il dit.

Pour cette première conférence de presse depuis juillet dernier, devant au moins 250 journalistes accrédités dans le hall de la Trump Tower à New York, il a pris le contre-pied de ses dénonciations habituelles en remerciant les médias qui ont refusé de publier ces notes à l'authenticité incertaine.

Lire aussi : Donald Trump compare son traitement médiatique à "l'Allemagne nazie"

Sur Twitter quelques heures auparavant, le milliardaire républicain avait exprimé sa fureur. «La Russie n'a jamais tenté de faire pression sur moi. JE N'AI RIEN A VOIR AVEC LA RUSSIE. PAS DE CONTRAT. PAS DE PRETS. RIEN DU TOUT!», avait-il écrit.

L'affaire a monopolisé le début de la conférence de presse à la Trump Tower, au coeur de Manhattan. C'est dans ce même bâtiment qu'il avait lancé, le 16 juin 2015, sa candidature après une descente d'escalator désormais célèbre.Plusieurs médias américains ont fait état mardi soir de l'existence de ce document de 35 pages contenant des informations supposément compromettantes sur Donald Trump, ainsi que sur des liens allégués entre son entourage et le pouvoir russe.

Les notes ont été rédigées de juin à décembre 2016 par un ancien agent du renseignement britannique pour le compte d'opposants politiques au candidat Trump. Elles circulaient depuis des semaines à Washington, notamment dans plusieurs médias qui tentaient d'en confirmer les éléments indépendamment. Seul Buzzfeed les a publiées mardi.

Le porte-parole de Donald Trump, Sean Spicer, a vivement condamné Buzzfeed, qualifié de «blog de gauche ouvertement hostile au président élu», au début de la conférence de presse, qualifiant la publication des notes de «scandaleuse et irresponsable».Le vice-président élu, Mike Pence, a dénoncé une tentative des grands médias de «délégitimer cette élection».

Selon CNN, les chefs du renseignement américain ont présenté à Donald Trump, ainsi qu'à Barack Obama et plusieurs responsables du Congrès, un résumé de deux pages de ces notes, ce qui souligne l'importance qu'ils semblent leur accorder.

Mais Reince Priebus, futur secrétaire général de la Maison Blanche, a démenti mercredi sur NBC que Donald Trump ait été informé vendredi lors de la réunion.Ces informations, malgré de nombreuses zones d'ombre, ont provoqué le trouble à Washington, et notamment au Congrès. «Des articles indiquent que la Russie pourrait avoir des informations sur Donald Trump. Et ils pourraient les utiliser pour compromettre notre présidence», a déclaré mercredi le sénateur démocrate Ben Cardin.

Le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov a assuré que Moscou n'avait pas de «kompromat» (dossiers compromettants) sur le président élu, et qualifié les accusations des chefs espions américains de «falsification totale» destinée à saper les relations avec Washington, alors que Donald Trump prône un rapprochement avec Moscou.



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