Les JO de Paris 2024 face au défi sécuritaire

Afn360 Le 2017-09-14  Source

Citant l'exemple réussi de l'Euro 2016, la capitale française, frappée par le terrorisme à plusieurs reprises ces dernières années, a déjà dessiné les contours du dispositif de sécurité de ses Jeux.

Les JO de Paris 2024 face au défi sécuritaire© AFP Les JO de Paris 2024 face au défi sécuritaire

"Nous pouvons assurer la sécurité" des Jeux olympiques 2024, assurait le président de la République François Hollande en octobre 2016. Moins d'un an après les attentats du 13-Novembre et quelques mois après l'attaque de Nice, la France défendait son projet de candidature aux JO et se voulait rassurante, malgré l'ampleur de la menace terroriste. La stratégie s'est avérée payante : mercredi, la capitale française, seule en lice face à Los Angeles, a officiellement été désignée ville organisatrice des Jeux 2024. Retour sur un défi sécuritaire encore flou, pour lequel la France a fait valoir son expérience.

L'exemple réussi de l'Euro. Alors qu'elle finissait seulement d'élaborer son projet pour 2024, Paris a déjà dû organiser un événement sportif d'ampleur sous la menace terroriste : l'argument a certainement pesé dans la décision du CIO. Pour l'Euro 2016, la France a en effet mis en place un dispositif "hors normes", selon les termes du ministre des Sports de l'époque, Patrick Kanner. Pendant un mois, 90.000 personnes ont été mobilisées pour assurer la sécurité des 51 matches du championnat, dont 10.000 militaires de l'opération sentinelle.

L'exercice a permis un rodage à différents niveaux. Autour des stades, d'abord, où deux périmètres de sécurité avec palpation ont été mis en place à chaque rencontre. Des tireurs d'élite et les services de déminage étaient systématiquement présents. Les fan zones, espaces officiels accueillant des milliers de spectateurs, ont fait l'objet des mêmes points de pré-filtrage et de contrôles stricts avec, par exemple, interdiction de transporter des liquides ou d'approcher en voiture. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, la coordination de la surveillance de ces différents espaces liés à la compétition était enfin assurée par une cellule d'analyse des risques spécialement dédiée à l'évènement.

Résultat : un bilan "positif" pour le ministère de l'Intérieur. "À noter : les services de renseignement français ont permis l'arrestation de 150 individus du fait d'activités terroristes depuis le début de l'année 2016. Mené en amont de l'organisation du tournoi, ce travail très important a largement contribué au fait que l'Euro 2016 se soit déroulé dans de bonnes conditions", indiquait le gouvernement à l'issue de la compétition.

Un projet ambitieux. Un an plus tard, c'est un projet sécuritaire proche de celui de l'Euro et soulignant encore l'efficacité des services antiterroristes français qui a permis à Paris de l'emporter. Dans son projet, la ville a notamment mis en avant l'existence du plan Vigipirate, renforcé en décembre 2016, et qui permet "d'activer rapidement des mesures de protection supplémentaires, comme l'augmentation des patrouilles dans le métro, les gares et autres zones à risque."

"Comme démontré pendant l'UEFA Euro 2016, la France dispose d'un large vivier d'agents de sécurité expérimentés", note aussi le plan parisien, qui prévoit une collaboration entre sécurité publique, à l'extérieure des stades, et privée dans... suite de l'article sur AFN360.com

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